

Passion Archéologie

LES METHODES DES CONSTRUCTIONS ROMAINES
1/ RECONNAITRES LES DIFFERENTS APPAREILS ROMAINS
Opus Quadratum dit « grand appareil » : utilisation de pierres de taille posées les unes sur les autres sans l’utilisation du mortier. On retrouve l’utilisation sur certains sites de crampons métalliques ou encore de joints au plâtre.

Opus Caementicium : mélange de mortier, de fragments de pierre et d’agrégats en terre cuite. Il existe deux manières de l’exploiter soit seul coulé dans un coffrage ou comme noyau d’un mur parementé. Cette technique s’est développée à la fin du IIIème siècle avant J.C.

Opus incertum : moellons de forme irrégulière mis en œuvre irrégulièrement. Cette technique est utilisée à la fin de la République romaine.

Opus reticulatum : moellons de forme pyramidale disposés à 45°. Cette technique se développera au cours du Ier siècle av. J.C. et sera utilisée jusqu’en 69 après J.C.

Opus vittatum : moellons rectangulaires disposés en assises horizontales en alternant les joints.

Opus testaceum : briques cuites en assises horizontales alternant les joints.

Opus latericum : briques crues alignées. Cette technique est utilisée depuis le Ier siècle.

Opus africanum dit « appareil de chaînage » : murs de moellons alternant avec des pierres taillées et disposés verticalement. Cette technique est utilisée en Afrique du Nord.

Opus mixtum : combinaison de plusieurs types d’opus.

Opus spicatum dit « appareil en épis » : petites briques cuites ou pierres plates inclinées sur le côté et formant un épi. L’utilisation de cette technique sera poursuivit au cours du Moyen-Âge.

2/REALISATION DES CONSTRUCTIONS ROMAINES
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Les matériaux
LA PIERRE
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Le calcaire : c’est la principal pierre utilisé tant en architecture qu’en sculpture
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Le travertin : la majorité des grands édifices sont composés de cette pierre au vu de sa dureté.
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Le marbre : matériau très précieux car c’est une pierre rare et très fragile
Disposition des blocs : En boutisse/ en carreau/ en panneresse

LE MORTIER : Mélange d’un liant et d’un granulat.
Mortier de tuileau = mélange de chaux, sable et poudre de tuileaux, utilisé pour ses qualités imperméables dans les constructions hydrauliques.
Il existe plusieurs types de joints :

2 . Les fondations
On retrouve plusieurs fondations :
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Fondations immédiates : s’appuient sur une géologie (roche) à moins de 4 mètres dans le sol.
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Fondations profondes : fondations à plus de 4 mètres.
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Fondations ponctuelles : limitées à l’utilisation de piliers.
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Fondations continues : fondation suivant tous les murs de l’édifice.
Les différentes techniques des fondations connues :
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Fondations coffrées : utilisation de banches et réalisés avec un opus caementicium généralement.
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Fondations sur pilotis : réalisation de pieux pour les sols à faible portance.
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Fondations armées : technique peu utilisée, une barre de fer ou de bois encastré dans la fondation.
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Fondations en tranchée : une tranchée est creusée dans le sol où est coulée la fondation.
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Fondations en radier : utilisation de cailloutis dans le but de réaliser un isolant et un drain pour les terrains humides.
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Fondations en semelle : le mur est élargi à la base.
3 . Les échafaudages
Durant l’Antiquité, les échafaudages étaient en bois. Ils étaient mobile car il était déplacé le long de la construction ou alors encastrés dans la plupart des cas, où l’on retrouve les fameux trous de boulins attestant de la présence d’un échafaudage.

Il existe différents types d'échafaudage à l'époque romaine :
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L’échafaudage encastré à un rang de perches
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L’échafaudage encastré en bascule
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L’échafaudage encastré à boulins traversant.



4 . La mise en œuvre
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Le blocage : mélange de mortier et d’agrégats utilisé entre deux parements.
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Les banchées : utilisation de banches limitaient en hauteur, on peut observer un travail successifs dû à la limite des hauteurs de banches.
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Les assises : pierres ou briques rangées à l’horizontale.
5 . Les instruments
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La chorobate : grand niveau à bulle d’une longueur d’environ 6 mètres.
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La chèvre de levage : élément utilisé pour le levage, elle est constituée d’une roue et de câbles s’enroulant pour soulever les pierres.


6 . Les méthodes de levage
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Tenon de bardage : deux morceaux dépassent du bloc
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La griffe en X : deux petits trous sur les faces opposées permettant l’insertion des griffes
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La louve : le trou de louve est une cavité présente au centre de gravité de la pierre
Solidarisation des blocs avec des agrafes et des cales : mis en place de logement dans les blocs.

